Section PS de l'Île-Saint-Denis (93)
Section PS de l'Île-Saint-Denis (93)

Pour un système de retraite solidaire, juste et pérenne – Le choix des socialistes

Brochure retraite PS
Le Parti Socialiste, et sa section de l’Ile-Saint-Denis, ont soutenu la mobilisation unitaire du 22 mai pour la défense et l’amélioration des retraites.
L’initiative ne vise pas à s’opposer à toute réforme, mais à contrer la méthode utilisée par le gouvernement et sa vision unique de la réforme à mener. Pour l’avenir des retraites, nous, socialistes, n’envisageont pas autre chose qu’une vraie négociation avec les partenaires sociaux et pas seulement une consultation.
Le Parti socialiste dévoile ses réflexions et ses propositions dans cette brochure à télécharger :
« Pour un système de retraite solidaire juste et pérenne – Le Choix des socialistes ».

19 mai – Point presse de Bruno Le Roux

BLR point presse
La réforme des institutions
Les débats vont débuter cette semaine à l’Assemblée Nationale. Nous avons affiché une volonté de dialogue, et nous avons participé à de multiples discussions.
Mais le gouvernement et la majorité n’ont donné aucun signe de partage dans ce dialogue, aucune avancée sur nos propositions.
A l’exemple de deux d’entres elles, que nous avons élaborée en proposition de loi : sur la réforme du mode de scrutin au Sénat et sur le pluralisme dans l’audiovisuel, qui ont été repoussées sans débat.
Aucun élément non plus sur les autres points que nous avions avancés, à propos du droit de vote des étrangers et de nouveaux droits au Parlement.
Aucun signe donc qui permettrait aux socialistes d’aller au vote, et plus encore, puisque la majorité a choisi de faire des concessions au Nouveau Centre, par le troc d’un amendement sur l’équilibre budgétaire contre un engagement sur le vote proportionnel.Nous pensons qu’il n’est pas bon de jouer avec la Constitution pour régler ses problèmes au sein de sa majorité. Sur cette question, l’on peut se demander ce que signifie cet engagement, pris entre vice et vertu, par une majorité qui est celle qui a le plus creusé les déficits au cours des dernières années. Qui peut croire à un tel engagement, même inscrit dans la Constitution ?
Nous restons pessimistes dans l’engagement du débat par la majorité sur cette révision constitutionnelle. Nous n’allons pas vers une adoption du texte par les socialistes.

Le séminaire du gouvernement
Un séminaire pour rien. Rien pour les Français en tout cas. Aucune mesure pour l’amélioration du pouvoir d’achat. Une loi leurre sur l’économie. Rien face à la flambée des cours du pétrole, rien pour l’aide au transport des Français, rien sur la TVA des produits de première nécessité, rien sur la prime pour l’emploi, ni sur les petites retraites ou la prime de rentrée scolaire. Bref, aucune bonne nouvelle pour les Français, sinon la confirmation de la rigueur.
Education
C’est par une stratégie de tension dans les propos de Xavier Darcos, et de provocation dans les propositions du président de la République, que le gouvernement répond aux enseignants et à la communauté éducative.
Mais c’est le gouvernement qui est responsable de la réduction du temps d’accueil scolaire. C’est sans négociation qu’il a décidé de réduire de 26 à 24 heures par semaine l’emploi du temps dans le primaire. Cela correspond à 72 heures, ou 12 jours (presque 3 semaines) par an, en moins pour les élèves ; au total se sera donc presque une ½ année sur les 5 ans d’école primaire.
Il y a donc un certain cynisme de la part du gouvernement de parler de service minimum de l’éducation.
Les socialistes porteront cette question au Conseil constitutionnel, car le principe de libre administration des collectivités et l’engagement de la responsabilité des communes, ne peuvent être appliqués car c’est à l’employeur d’organiser un service minimum, à l’exemple de la loi sur les transports.

Le congrès du Parti socialiste
L’élection du 1er secrétaire du Parti socialiste est un moment important. C’est la dernière étape d’un congrès. Il n’est donc pas illégitime d’en parler, mais nous devons faire attention que cette question permettent de réussir le congrès dans chacune de ses étapes.
J’appelle donc tous les militants à assurer la réussite de la première étape, celle de la Convention nationale du 14 juin qui doit adopter notre déclaration de principes et les propositions sur la révision des statuts.

Ensuite, notre temps de débat devra s’articuler autour du principe de respect :
– Respect des personnes. Le débat est libre.
– Respect des procédures et du calendrier.
– Respect des militants. Ne les privons pas de débat, car ils n’ont qu’une ambition, que le Parti parle aux Français.
– Respect des Français eux-mêmes, dans la période actuelle où nous devons nous opposer et avancer des propositions économiques et sociales notamment. Ne nous replions pas sur nous-mêmes.

Lire l’intégralité du Point presse

Un an de Sarkozy : Retraites : baisse du montant des pensions et mise en cause de la répartition

Bandeau Arguments et ripostes
« Je comprends la forte inquiétude des retraités qui subissent depuis dix ans une véritable érosion de leur pouvoir d’achat. J’augmenterai de 25 % le minimum vieillesse, je revaloriserai les petites retraites et les pensions de réversion pour que ces retraités vivent mieux. »
(programme de campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy)

Le déficit des retraites atteint près de 5 milliards d’euros en 2007. La déconvenue de la réforme Fillon de 2003 s’explique d’abord par les contreperformances économiques de la droite depuis six ans.
Six millions de personnes âgées vivent avec des pensions largement inférieures au Smic. 1 million de personnes retraitées connaissent la pauvreté. 620 000 relèvent du minimum vieillesse. Il y a urgence à trouver des solutions pour mettre fin à ces situations de détresse.

La baisse du taux de remplacement, liée à la précarité salariale, génère un risque de marginalisation des mécanismes solidaires de retraite. Par son inertie, la loi Fillon de 2003 se révèle particulièrement dangereuse et perverse, puisqu’elle sape les fondements même de la confiance dans le système par répartition.

La droite, depuis 2002, n’a pas tenu ses engagements sur trois points essentiels : le recul de la précarité salariale n’est pas au rendez-vous. L’amélioration du taux d’activité des salariés âgés de 55 à 60 ans n’a pas eu lieu. La question de la pénibilité des métiers et son corollaire, la profonde inégalité d’espérance de vie à 60 ans n’est pas traitée.

L’âge moyen de cessation d’activité ne dépasse pas 58 ans
et 8 mois et plus de 60 % des salariés de 55 à 60 ans sont

Un an de Sarkozy : Du Paquet Fiscal au Bouclier Fiscal

Bandeau Arguments et ripostes

À peine arrivé aux responsabilités, le gouvernement Sarkozy-Fillon décidait d’engloutir 15 milliards d’euros par an, presque exclusivement en cadeaux fiscaux pour les Français les plus aisés.
Outre la détaxation des heures supplémentaires, ce paquet fiscal s’est révélé sans aucun effet sur le pouvoir d’achat, l’investissement, la croissance et l’emploi, et ne s’est traduit que par une augmentation des déficits et de la dette publique. Le bouclier fiscal est devenu un véritable boulet fiscal pour le pays.

Le bouclier fiscal à 50 %
Le bouclier fiscal à 60 % voté pendant la présidence Chirac avait permis à 16 000 contribuables de se partager 350 millions d’euros.
Avec le boulier à 50 %, ce sont près de 800 millions qui sont distribués, dont 564 millions pour les 18 000 contribuables les plus aisés.

La quasi-disparition des droits de succession
Avant le paquet fiscal, 80 % des successions étaient déjà exonérée d’impôts.
En supprimant presque intégralement les droits de succession, le gouvernement a fait un cadeau aux plus gros contribuables, sachant que seuls les 10 % de patrimoines les plus élevés sont supérieurs à 450 000 euros, ce qui conduit à un renforcement de la concentration des patrimoines et des richesses. Une famille de deux enfants pourra transmettre 600 000 euros sans payer aucun droit.

Une aide aux plus gros achats de logement
Le remboursement des intérêts d’emprunt, supprimé en 1997 pour cause d’inefficacité, est essentiellement un effet d’aubaine pour les ménages aisés qui de toute façon auraient acquis un bien immobilier. Il profite d’abord aux Français les plus aisés, et ne fait que pousser à la hausse les prix de l’immobilier.

Ces 15 milliards d’euros ont été dilapidés en pure perte.
Pour les socialistes, il faut au contraire tout à la fois consacrer ces 15 milliards à des mesures favorables au pouvoir d’achat (diminution de la TVA sur les produits de première nécessité, mise en place du chèque transport, augmentation de 50% de la PPE), , désendetter l’État et réduire les déficits publics, et améliroer la compétitivité de nos entreprises (par la modulation de l’impôt sur les sociétés, à la baisse pour les bénéfices réinvestis dans les entreprises, et à la hausse pour les bénéfices qui seraient au contraire distribués).

Aggravés par ce boulet fiscal, les indicateurs économiques depuis l’élection de Nicolas Sarkozy sont tous catastrophiques. Le pouvoir d’achat est en berne (seulement 0,3 % de hausse prévue pour environ 1,6 % d’inflation et une forte modération salariale). La croissance est atone (1,5 % prévue en 2008, malgré des prévisions initiales de 2%), le déficit commercial est historiquement haut (40 milliards d’euros) et la dette publique continue d’exploser (64 % du PIB, en augmentation de 0,6 point de PIB, soit 40 milliards d’euros !).

Un an après, le désir de rupture

Il y a un an, le candidat Nicolas Sarkozy était élu sur le thème de la rupture. Il promettait d’être le président du pouvoir d’achat. Ensemble, tout devenait possible !

Un an après, tout devient difficile d’abord pour la France qui traverse une période de turbulences économiques. Pour les Français avec un pouvoir d’achat rogné par l’inflation et une protection sociale entamée par les franchises médicales et la détérioration des niveaux des pensions. Enfin, pour le pouvoir lui-même qui connaît une impopularité historique.

Nicolas Sarkozy peine à définir le sens de sa politique qui est pourtant très simple : rompre avec la solidarité acquise. Il l’a encore prouvé avec le financement du RSA par des économies sur la Prime pour l’emploi (PPE). Comme pour les franchises médicales où les malades paient pour d’autres malades, ce sont les smicards qui vont payer la réinsertion.

Ce que Nicolas Sarkozy considère comme des erreurs de communication est en fait une faute de stratégie politique. C’est une politique économique qui ne marche pas. Une politique sociale qui creuse les inégalités et une politique extérieure qui contredit par les actes les discours qu’elle prononce. C’est ce tête-à-queue permanent que les Français ont sanctionné lors des élections municipales et cantonales.

Le Parti socialiste s’est opposé à cette politique en dénonçant très tôt le paquet fiscal octroyé dès l’été 2007 aux plus favorisés, les franchises médicales, la purge dans la fonction publique, particulièrement dans l’Éduction nationale, l’absence de politique en faveur du logement social, ainsi que la conception même de la fonction présidentielle de Nicolas Sarkozy. Il a inlassablement porté des propositions pour soutenir le pouvoir d’achat (doublement de la prime de rentrée scolaire, augmentation de 50% de la PPE, baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, mise en place du chèque transport, conférence sur les salaires ainsi que notre proposition de loi sur le logement social). Et en un an, le besoin d’une alternative crédible et sérieuse a vu le jour. C’est ce qu’aura paradoxalement réussi Nicolas Sarkozy : donner déjà l’envie de changer, de faire surgir le désir de rupture. Cette fois-ci, à ses dépens.

François HOLLANDE