Section PS de l'Île-Saint-Denis (93)
Section PS de l'Île-Saint-Denis (93)

Point de Presse du PS du 16 juin : Bruno Le Roux

La mobilisation de mardi
Dans un contexte de grande inquiétude des salariés du secteur public et du secteur privé, de hausse de la précarité de hausse de l’inflation et de baisse du pouvoir d’achat, nous constatons une panne de dialogue et de négociation sociale dans notre pays.

La règle est devenue celle du passage en force pour le gouvernement. Passage en force annoncé sur les retraites, sur les heures supplémentaires de travail et sur la volonté de démantèlement du droit du travail.

On voit que ces inquiétudes ont des raisons d’être fortes quand on voit dans le même temps une directive européenne aller vers les 65 heures et en France la possibilité par dérogation de faire pièce aux 35 heures dans le cadre d’accords d’entreprises.

Nous comprenons les inquiétudes des salariés et nous apporterons tout notre soutien à la mobilisation qui se fait pour la défense de la réglementation du travail et pour l’équilibre des relations du travail. Il sera bien sûr question du pouvoir d’achat et des retraites , mais plus encore dans un contexte affiché par le président de la République, il s’agira du démantèlement même de l’organisation du travail pour notre pays. Nous comprenons les inquiétudes des organisations syndicales et nous appelons au dialogue social et nous soutenons la mobilisation de demain.

Le chèque transport
En lien avec le pouvoir d’achat et l’augmentation du coût de l’énergie, le gouvernement semble enfin décidé à avancer et faire en sorte que l’État finance une partie de la hausse des dépenses de transport des salariés. Pour éviter de commettre de nouvelles erreurs, nous disons à Xavier BERTRAND que si cela n’a pas marché jusqu’à présent, c’est simplement parce qu’il n’est pas obligatoire. Le point essentiel est de rendre obligatoire la participation des entreprises au financement de transport des salariés. Il faut donc, sans attendre davantage, que l’État soit en mesure d’apporter une aide directe pour ce financement.

Le non irlandais au traité de Lisbonne
On attend moins de la part de la France de petits arrangements qu’une véritable correction des politiques européennes. Vouloir demain donner un signe aux Irlandais leur permettant éventuellement de voter oui, c’est forcément donner aussi un signe à tous les Européens. Il faut non pas se soucier de savoir ce qui pourrait faire changer d’avis les Irlandais, mais être plutôt capables de donner des signes à tous les Européens susceptibles d’être entendus par les Irlandais. Il faut livrer aux Européens des éléments qui leur parlent et qui les tirent dans le sens du progrès social. La question de l’emploi, du pouvoir d’achat et de l’Environnement doivent devenir les nouveaux piliers de la construction européenne. C’est ce qui s’appelle être à la hauteur du non irlandais et faire en sorte que ce non puisse apporter des éléments nouveaux non seulement aux Irlandais mais à tous les Européens.

C’est en substance le message que François HOLLANDE portera jeudi lors de la réunion des leaders européens.

L’audiovisuel public
Les objectifs de la Commission COPÉ apparaissent de la façon la plus claire qui soit. Fragiliser, puis ensuite permettre le démantèlement du service public de l’audiovisuel, conforter et apporter de nouvelles ressources aux chaînes privées et en particulier au groupe TF1.

Nous constatons surtout qu’aucune des réflexions qui ont lieu ne permettent d’assurer la pérennité des missions et des ressources du service public et de garantir l’évolution de ses ressources.

Nous demandons aujourd’hui le maintien de la publicité dans l’audiovisuel public et ajouter à cela toutes les propositions de la commission COPÉ qui peuvent garantir les ressources de l’audiovisuel public.

Nous faisons confiance aux dirigeants, aux salariés ainsi qu’aux producteurs et aux créateurs de l’audiovisuel, pour envisager eux-mêmes les contours de l’évolution du service public et de son fonctionnement.

Le plan banlieue
Annoncé comme une priorité par le gouvernement, on voit que ce plan devient désormais une urgence. Plus d’une année dans le flou le plus total. Des réunions ont eu lieu les unes après les autres, des élus confrontés à des financements non confirmés, non garantis avec des doutes sur ce qui leur était promis dans les actions qu’ils mènent dans les quartiers, des incertitudes sur les grandes opérations de rénovation urbaine et des incertitudes mêmes sur la crédibilité de l’outil qui permettrait cette rénovation, l’ANRU.

Nous ne comprenons pas que les annonces qui semblent préparées par le gouvernement soient à nouveau différées. Mais nous comprenons le malaise de Fadela AMARA qui voit les difficultés concrètes dans les quartiers par la politique menée depuis un an par le gouvernement auquel elle appartient. La précarité touche encore davantage ceux qui habitent ces quartiers, ainsi que la baisse du pouvoir d’achat, celle des franchises médicales la hausse des prix de l’énergie, tout cela vient s’ajouter aux difficultés qu’ils rencontrent. Les résultats sont terribles dans ces quartiers où s’applique la politique du gouvernement avec une secrétaire d’État qui peine à présenter son plan et qui ne parviendra pas à enrayer les effets de la politique de ce gouvernement.

Il y a urgence pour les élus à retrouver des repères, à retrouver des financements, à retrouver des voies qui leur permettent de bâtir des projets. Nous souhaitons qu’il puisse y avoir le plus vite possible un affichage des intentions du gouvernement en la matière, et que ce plan ne soit pas soumis aux aléas de l’agenda de ministre dont ce n’est visiblement pas la priorité.

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Discours de Claude Bartolone sur le « Grand Paris » du 12 juin 2008

photoBartolone
Depuis plusieurs mois, la question du « Grand Paris » fait l’objet de nombreuses études et réflexions relayées par les médias.

Compte tenu de l’importance de cet enjeu, Claude Bartolone, Président PS du Conseil général de Seine-Saint-Denis a organisé le 12 juin 2008 une séance extraordinaire du Conseil Général consacrée au débat sur « Paris Métropole » afin que les élus du département de la Seine-Saint-Denis apportent leur contribution.

Nous reproduisons son discours :

« Mes chers collègues, Mesdames et Messieurs,
Le débat sur l’avenir de l’agglomération parisienne a été relancé depuis quelques mois, notamment à l’initiative du Président de la République. C’est peu dire qu’il est marqué aujourd’hui par une extrême confusion.
D’abord placé sur le terrain institutionnel, il s’est déplacé sur celui des transports pour finir sur les questions architecturales. Quelle sera la prochaine étape ? Les annonces se multiplient. Chacun essaie de reprendre la main. Plus personne n’y comprend rien, à commencer par les Franciliens. Ce cafouillage n’est pas à la hauteur de l’enjeu.

C’est d’autant plus regrettable que le débat sur l’avenir de l’agglomération francilienne est un débat nécessaire. Nous vivons aujourd’hui une révolution sans précédent.
– Une révolution voulue – c’est celle de la ville durable, respectueuse de l’environnement et consciente du risque climatique.
– Mais aussi une révolution subie, avec le contexte de pétrole cher. Ces cinq dernières années, son prix a été multiplié par cinq. Du fait de l’augmentation de la demande dans un contexte de stagnation de l’offre, cette hausse va continuer. Cela impliquera, dans les années qui viennent, de repenser complètement notre rapport à l’espace et à la ville. Avec un baril de brut à 200 dollars demain, c’est l’ensemble de nos politiques d’aménagement et de logement qu’il faut adapter.

L’énergie devient un bien rare et cher, alors que bon nombre de nos villes et de nos
infrastructures ont été créées à une époque où l’énergie était abondante et bon marché. Le bâti francilien, qu’il date du 19e siècle ou des années 70, est mal isolé. Le mettre à niveau exigera une volonté politique et des moyens considérables.

Quant aux transports, l’objectif sera non seulement de les rendre plus propres, mais surtout de diminuer le nombre et la longueur des déplacements. C’est l’enjeu de la ville dense, où l’espace doit être optimisé et les flux rationnalisés. Tout cela, il faut bien évidemment le prévoir, le penser et le financer à l’échelle de l’agglomération parisienne.(…) »

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Bruno Le Roux : « l’Opacité menace le redécoupage »

Le Figaro (du 11 juin 2008) interview notre député sur le projet de redécoupage électoral (élections des députés).

Le député de Seine-Saint-Denis est chargé des questions électorales au PS.

LE FIGARO. Le redécoupage électoral prévoit l’installation de députés représentant les Français de l’étranger. Que pensez-vous de ces futurs élus ?
Bruno LE ROUX. Je ne considère pas que la chose soit acquise. Cette idée rend plus complexe le redécoupage électoral. Elle demande un débat. La commission Balladur avait commencé à travailler sur cette proposition et elle ne l’avait pas retenue parce qu’elle apparaissait trop compliquée à mettre en œuvre. Le gouvernement ajoute les difficultés les unes aux autres.

Certains au PS estiment que les députés représentant les Français de l’étranger seront acquis à la droite. Partagez-vous cet avis ?
Nous ne voulons pas d’une réforme électorale qui se fasse au bénéfice d’intérêts partisans. La question de la représentation des Français de l’étranger n’a pas d’autre assise que la volonté de Nicolas Sarkozy. L’absence de concertation la rend suspecte.

Diriez-vous que des députés socialistes sont menacés par le redécoupage électoral ?
Le redécoupage électoral est une nécessité démocratique pour retrouver des équilibres démographiques. Ce qui menace, c’est l’opacité sur sa conduite. Nous demandons que la méthode soit précisée le plus rapidement possible pour rendre le redécoupage non partisan. Les critères retenus doivent être purement démographiques. Le redécoupage doit se faire à nombre de députés constant sans considérer comme un fait accompli le fait qu’il y ait des députés pour les Français de l’étranger.

L’idée d’une commission indépendante pour préparer ce redécoupage figure dans le projet de révision constitutionnelle, qui pourrait ne pas aboutir compte tenu de l’opposition du PS…
Il n’est pas nécessaire d’avoir une révision constitutionnelle pour mettre en place une commission indépendante. Cela relève de la pratique politique.

Propos recueilli par Nicolas Barotte

Adoption de la nouvelle déclaration de principe

En France comme sur l’Ile-Saint-Denis la nouvelle déclaration de principe (la 2ème en 100 ans) a été adopté par les adhérents du PS à une très large majorité. Elle explique (entre autre) quelles sont les valeurs du Parti Socialiste.

Les premières lignes de la déclaration de principe:

Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d’une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de 1848, de la Commune, l’héritage de la République et de son oeuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1968, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l’homme, de l’Affaire Dreyfus à l’abolition de la peine de mort.

Pour lire la suite et télecharger la déclaration de principe.

Point presse du PS du 2/06/08: Bruno le Roux

Loi de modernisation de l’économie (LME)
Au mieux c’est une loi en trompe l’œil, au pire elle aura des conséquences dangereuses.
Il est illusoire de penser que l’amélioration du pouvoir d’achat puisse venir de ce texte. Il s’agit de donner aux plus gros distributeurs au détriment des producteurs et petits commerçants de centre ville.
Nous remarquons que ce texte entraîne beaucoup de trouble dans la majorité.
Outre les risques de dérapages, c’est un texte potentiellement dangereux et improductif.
Il ne répondra pas aux Français sur le pouvoir d’achat, ni sur l’augmentation des prix de l’énergie.

Audiovisuel
Le gouvernement est prêt à affaiblir le service public de l’audiovisuel en lui supprimant ses ressources publicitaires.
La réflexion menée sur l’audiovisuel public n’est qu’un habillage pour donner au plus vite de l’argent frais à l’audiovisuel privé. Ce dernier à fait savoir, notamment TF1, il y a quelques mois qu’il avait des difficultés et besoin d’argent frais. Ce n’est donc pas une coïncidence et le gouvernement s’apprête à venir à son secours, à l’exemple de la discussion sur une deuxième coupure publicitaire lors de la diffusion de films.
Le président de la République doit revenir sur sa promesse de suppression de la publicité dans l’audiovisuel public au risque de préparer son démantèlement.
Enseignement
Après la suppression de 11 000 postes dans l’Education nationale, le président de la République et le gouvernement s’attaque à la formation des enseignants, avec une logique, la suppression des 24 000 fonctionnaires stagiaires.
C’est la liquidation de la formation professionnelle qui s’organise et cela suscite une vive inquiétude sur le recrutement futur, notamment pour la mixité sociale.
Nous souhaitons le maintien du cadre de la formation des enseignants, et l’amélioration du rôle de l’IUFM, au risque d’un amoindrissement de la qualification des enseignants.

Réformes des institutions
Le vote aura lieu demain. Je rappelle la position du groupe socialiste à l’Assemblée nationale et celle du Parti socialiste : un non clair, car le texte ne sort pas amélioré de la discussion parlementaire. Les dernières heures ont même montré un recul avec la limitation du droit d’amendement, au prétexte de blocage.
On ne peut pas afficher une volonté de démocratiser et limiter le droit d’amendement.
Un autre point vient perturber la réflexion, c’est le découpage des circonscriptions.
Alors que nous souhaitons modifier le mode de scrutin du Sénat sans obtenir satisfaction, le processus de découpage est discuté directement à l’Elysée et en totale opacité.
Nous émettons de fortes réserves et demandons au gouvernement de faire connaître ses intentions, sa méthode et ses objectifs.

Décision du tribunal de Lille
La décision d’annulation de mariage à Lille est choquante.
Il y a à l’évidence nécessité d’une réflexion juridique et d’une modification de la loi quant une telle décision de droit conduit à une telle régression.
Nous allons déposer sans tarder, un projet de modification et nous demandons que le gouvernement prenne ses responsabilités pour aller vers un consensus.
Cette décision est étrange, et on peut tout de même s’interroger car en France, on ne distribue plus de certificat de virginité.
Enfin, nous demandons à François Fillon de s’engager quant aux propos peu clairs de sa ministre, Rachida Dati, sur cette question.

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