Section PS de l'Île-Saint-Denis (93)
Section PS de l'Île-Saint-Denis (93)

Contre la suppression des RASED

Le Parti socialiste dénonce et s’oppose à la suppression, annoncée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy dans le cadre du budget 2009, des 3 000 postes d’enseignants (postes E et G) des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté.

Au moment où le ministre Darcos prétend lutter contre l’échec scolaire, cette mesure – qui annonce la suppression pure et simple des RASED d’ici 2012 – va de fait priver des dizaines de milliers d’élèves des aides spécialisées mises en œuvre dans le cadre de pédagogies différenciées, aggravant ainsi les inégalités entre les élèves.

Ces suppressions de postes d’enseignants spécialisés, ajoutées aux 10 500 autres suppressions de postes, s’inscrivent dans une politique idéologique de sabordage et de démantèlement du service public d’enseignement, alors même que l’Ecole publique et laïque devrait être au cœur des priorités de notre pays.

La mise en place des deux heures d’ « aide personnalisée » et les stages de remise à niveau ne peuvent en aucune manière se substituer au travail effectué dans le cadre des Réseaux d’Aides qui ont été créés pour répondre aux besoins particuliers des élèves en difficulté.

C’est pourquoi, aux côtés des enseignants et des parents d’élèves, le Parti socialiste demande :
– le maintien des aides spécialisées proposées par le dispositif des RASED et de ses trois catégories de professionnels titulaires de diplômes spécifiques (maître E, rééducateur et psychologue de l’éducation nationale),
– l’abandon par le gouvernement de la suppression des 3 000 postes,
– et que l’Education soit remise au cœur des priorités du budget de notre pays.

L’Ecole publique ne doit pas être considérée comme une charge mais comme un investissement sur l’avenir, pour l’égalité des chances et la réussite de tous les élèves.

Communiqué de Claude ROIRON,
Secrétaire nationale à l’Education

Loi SRU, DSU : touche pas à la solidarité urbaine

Malgré un avis favorable de la commission des affaires sociales du Sénat, la haute assemblée a finalement suivi le groupe socialiste dans son refus de voter l’article 17 de la loi Boutin « Mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion », qui vidait de son sens l’article 55 de la loi SRU du 13 décembre 2000, dite Gayssot-Besson-Bartolone. Cette loi emblématique de la gauche impose 20% de logements sociaux dans toutes les communes de plus de 3.500 habitants (1.500 pour la région Ile de France).

En proposant d’intégrer dans le décompte des 20% les logements d’accession sociale à la propriété, Christine Boutin ne revient pas seulement sur la promesse faite à l’abbé Pierre de ne plus toucher à la loi SRU. Elle encourage les maires de droite qui refusent la mixité sociale et freine, avec un budget en baisse de 9% en 2009, la construction des logements sociaux nécessaires à notre pays.

La majorité a déjà modifié plusieurs fois cette loi en intégrant en 2005 les logements en foyers pour personnes handicapées mentales et les logements occupés ou acquis par les harkis ou, en 2006 les logements HLM vendus à leurs locataires. Un puissant lobby d’élus de droite hostiles au logement social continue de réclamer régulièrement l’abrogation d’une loi qu’ils refusent d’appliquer dans leurs communes.

Cette nouvelle tentative de dénaturation de la loi SRU va dans le même sens que la suppression ou la diminution de la Dotation de Solidarité Urbaine (DSU) pour de nombreuses communes comprenant des logements HLM, en limitant leurs possibilités de promouvoir au quotidien la mixité et le vivre ensemble.

A la suite du vote négatif du Sénat, le Parti socialiste demande au gouvernement de retirer l’article 17 de la loi et de renoncer à le faire voter à l’Assemblée nationale. Il demande l’augmentation de la DSU et le durcissement de l’article 55 de la loi SRU pour obliger les communes égoïstes à réaliser l’effort que la collectivité exige et donner aux autres les moyens de pratiquer la solidarité urbaine.

Communiqué du Bureau national

Contre le Service Minimum à l’école

Aujourd’hui à Pantin s’est tenu une conférence de Presse commune des organisations syndicales : FSU, SNUIPP, SE UNSA, SGEN CFDT ; la FCPE, les élus Verts, Socialistes, Communistes, Radicaux et Citoyens, et Radicaux de Gauche de la Seine-Saint-Denis contre le Service Minimum à l’école. 26 mairies n’appliqueront donc pas le Service Minimum lors de la grève de demain, l’Île-Saint-Denis en fait partie. Les élus et la section du Parti Socialiste de l’île soutiennent et participent activement à cette démarche.

A suivre le texte de la déclaration commune et le communiqué de l’AFP.

Christophe Rosé

  • La Déclaration Commune
  • A l’occasion d’une journée de grève dans l’Education Nationale le 7 octobre, les organisations syndicales : FSU, SNUIPP, SE UNSA, SGEN CFDT ; la FCPE, les élus Verts, Socialistes, Communistes, Radicaux et Citoyens, et Radicaux de Gauche de Seine-Saint-Denis dénoncent à l’unanimité la mise en place sous contrainte du service minimum d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires.

    Cette mesure gouvernementale est une remise en cause du droit de grève qui vient s’ajouter aux multiples attaques contre le service public d’éducation.

    Ils considèrent que les municipalités n’ont pas à se substituer à l’Etat dans le cadre d’un conflit qui l’oppose à ses propres agents et que le personnel municipal n’a pas vocation à devenir briseur de grève. Les enseignants, comme d’autres, subissent les diminutions de postes, la dégradation de leurs conditions de travail, une politique salariale insuffisante. Ils ont toutes les raisons de lutter.

    De plus, compte tenu du délai minimum pour déposer un préavis de grève, les mairies se trouvent dans l’incapacité d’assurer l’accueil de jeunes élèves dans des conditions de qualité et de sécurité satisfaisantes. Les agents de mairie, dont le temps de travail est déjà occupé à des tâches indispensables, ne sont en effet pas formés pour encadrer ou instruire de jeunes enfants.

    Les élus Verts, Socialistes, Communistes, Radicaux Citoyens, et Radicaux de Gauche du département refusent donc de s’engager dans la mise en place d’un service de garderie qui ne saurait remplacer l’école.

    Nous, élus et parents d’élèves, représentants d’enseignants, refusons d’être complices d’un gouvernement qui remet en cause le droit de grève et la qualité même du service public de l’Education Nationale.

  • Communiqué AFP de ce jour :
  • Les maires ou représentants des 26 villes de gauche de Seine-Saint-Denis ont expliqué lundi pourquoi, contrairement à Paris, ils n’organiseront pas de service minimum d’accueil dans les écoles les jours de grève, à commencer par mardi.
    « Nous refusons d’être complices d’un gouvernement qui remet en cause le droit de grève et la qualité même du service public de l’Education nationale », a prévenu Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois, en lisant une déclaration commune aux élus, parents d’élèves et représentants d’enseignants (FSU, Snuipp, SE Unsa, Sgen Cfdt, CGT Education).
    M. Dilain, qui préside l’Union départementale des élus socialistes et républicains, a par ailleurs estimé que « ce n’est pas normal que dans des compétences régaliennes de l’Etat, le gouvernement se décharge sur les collectivités ».
    Jugeant tour à tour la loi sur le service minimum d’accueil (SMA) « inique » ou « inapplicable », les représentants Verts, PS, PCF, radicaux citoyens et radicaux de gauche ont aussi mis en avant des raisons pratiques (problèmes de recrutement, de sécurité et de responsabilités) pour refuser ce qu’ils jugent être une « garderie improvisée ».
    Ce rassemblement « pour dire notre ras le bol et tirer la sonnette d’alarme » est « historique », a commenté Bertrand Kern (PS), maire de Pantin où était organisée la conférence de presse.

    Point presse de Bruno Le Roux, Secrétaire national aux Elections

    BLR61008
    La crise financière

    Il nous faut tirer quelques leçons du mini sommet de ce week-end.
    Les propositions de cette rencontre ne semblent pas avoir totalement rassurées les marchés, car ce matin à l’ouverture les places boursières sont chaotiques et même à la baisse. Cela montre que la concertation est utile, mais que l’Europe est encore loin de la coordination espérée d’elle face à l’ampleur de la crise
    Il est nécessaire dans les prochaines réunions que l’Europe montre une cohérence et une coordination bien plus fortes.
    Les résultats de cette rencontre sont relativement limités et donnent lieu de la part des dirigeants à des interprétations contradictoires de la part des participants. C’était d’abord un exercice de communication en période de crise plus qu’un exercice d’action.
    Je résumerais ce que les socialistes souhaitent en 4 points :

    une opération vérité sur la situation réelle des banques,
    un soutien plus important encore aux PME et aux ménages en difficulté pour l’accession à la propriété, notamment en cas de prêt-relais,
    une plus grande coordination des politiques budgétaires en Europe,
    un dialogue serré avec la BCE pour favoriser la baisse des taux d’intérêts.
    Quant au débat sur l’assouplissement des critères de Maastricht, nous nous étonnons des bonnes idées de Monsieur Guaino, car le traité prévoit déjà des circonstances exceptionnelles pour y déroger. Nul besoin de modifier le traité, il suffit de l’appliquer.

    Cependant la France n’est pas la plus à l’aise pour cela car elle a dilapidé toutes ses marges de manœuvre. Dans certains pays de l’UE, les déficits sont choisis, notamment à des fins productives. En France, le déficit est subi, car son déficit est improductif.Mercredi matin, le Parti socialiste tiendra un séminaire de travail consacré au questions économiques et à la crise financière, avec la participation d’économistes.
    Michel Sapin tiendra un point de presse à l’issue de ce séminaire, au siège du PS.

    Déplacement de N. Sarkozy à Sandouville

    Il est important que le président de la République obtienne des garanties sur la localisation des investissements en France.
    S’il est bien d’aller aujourd’hui sur un site de Renault, ce sera encore mieux demain.
    Nous demandons au président de profiter de ce déplacement pour inviter Monsieur Ghosn à donner sa rémunération, car nous ne voulons pas limiter le débat sur la rémunération des dirigeants au sujet des goldens parachutes.
    Nous demandons la transparence totale des rémunérations des dirigeants d’entreprises en France.

    Réforme de la Dotation de Solidarité Urbaine

    L’inquiétude des élus concernés par la DSU est forte devant le projet de réforme. Les risques d’aggraver les inégalités sociales sont grands et les élus socialistes, mais aussi ceux de droite se mobilisent cette semaine contre le projet.
    Je souhaite ici apporter le soutien du Parti socialiste aux élus qui travaillent pour l’avenir de la politique de la ville.