Section PS de l'Île-Saint-Denis (93)
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Interview de Bruno Le Roux à Marianne

Interview de Bruno Le Roux, Député de l’Ile-Saint-Denis (93), au Journal Marianne sur les questions de sécurité : « L’esbroufe a pris le pas sur les réformes »

Spécialiste des politiques de sécurité, Bruno Le Roux s’insurge contre la dictature du chiffre qui règne Place Beauvau, et suggère de renforcer la police de proximité.

En marge des querelles de clochers entre Vincent Peillon et Ségolène Royal, certains continuent d’œuvrer au PS. Bruno Le Roux, député de Seine-Saint-Denis fait partie de ceux là. Spécialiste de la sécurité depuis 2001, il s’insurge contre la politique menée dans ce domaine par Nicolas Sarkozy et avance ses contre-propositions…

1) Quel bilan faites-vous de la politique sécuritaire du gouvernement ? Estimez-vous qu’il y a une rupture dans l’exercice du pouvoir place Beauvau, entre Michelle Alliot-Marie et Brice Hortefeux ?

Il n’y a pas véritablement de rupture car ils sont tous deux prisonniers du système mis en place par Nicolas Sarkozy. Depuis 2002, il y a eu une surenchère en termes de communication visant à remettre en question ce qui avait été pratiqué par le passé, notamment la police de proximité.

Derrière tout cela, l’esbroufe a pris le pas sur les réformes, la déclaration sur l’action. Nicolas Sarkozy tient ce créneau depuis maintenant sept ans : il suffit d’afficher une volonté pour être crédité. À un moment où les Français se posaient beaucoup de questions sur la capacité des politiques, il en a fait un principe fondamental de son action. Il ne se soucie guère des résultats, mais est dans l’affirmation permanente.

2) Michelle Alliot-Marie semblait pourtant plus discrète au niveau de sa stratégie de communication à l’Intérieur.

Michelle Alliot-Marie était tout autant prisonnière de la parole sarkozyste, mais avec une méthode différente. Elle s’est montrée très professionnelle et a essayé de prendre à bras le corps les problèmes, comme elle le fait encore aujourd’hui au Ministère de la Justice. Elle n’était donc pas dans la même logique de communication que Nicolas Sarkozy, à savoir la réaction, voire la surréaction, aux faits divers. Brice Hortefeux, par amitié et par mimétisme, est dans la même lignée que le Président, cela doit donc beaucoup moins le gêner.

Depuis deux ans, j’observe avec attention les réactions aux faits divers, et il m’a semblé que, derrière les déclarations de Michelle Alliot-Marie, il y a toujours eu la volonté d’une prise de recul et de réflexion. Mais à la lecture des échos de presse qui suivaient quelques jours après, j’apprenais immanquablement qu’elle était critiquée par le Président pour son manque de réactivité. Comme si, sur ces questions de sécurité, seul l’activisme valait bon de bonne conduite.

On finit par oublier le fait essentiel, à savoir la gestion d’une organisation qui a besoin de s’extraire des débats politiques pour bien fonctionner. Si seulement l’amour de Nicolas Sarkozy pour la sécurité l’avait conduit à donner plus de moyens à cette administration, on aurait pu s’en féliciter. Mais ce ne fut pas le cas, les seuls à droite qui ont réclamé plus de moyens sont Dominique de Villepin et Michelle Alliot-Marie.

Aujourd’hui, même les professionnels de la police qui ont pu être bluffés par le style Sarkozy en 2002 désespèrent, parce qu’ils ont l’impression qu’on se sert un peu d’eux.

Pour lire la suite de l’interview

1ères Rencontres des acteurs de l’éducation en Seine-St-Denis

Mathieu Hanotin, Conseiller Général de l’Île-Saint-Denis et Vice-Président du Conseil Général de seine-Saint-Denis chargé de l’éducation et Claude Bartolone, Président du Conseil général, organisent les 1ères rencontres des Acteurs de l’Education en Seine-Saint-Denis.

Le Samedi 28 novembre 2009
à partir de 9h30
à L’Usine à Saint-Denis

Au programme :
Le Matin : Table Ronde : « Regards croisés sur le climat scolaire » : Dans quelle mesure le service public d’éducation peut-il promouvoir un cadre éducatif serein qui permette la réussite de tous ?
L’après-midi : Ateliers : « Lutter contre l’échec scolaire », « L’excellence pour tous contre l’élitisme scolaire », « Les TICE : un nouveau rapport au savoir », « Pousser les murs de l’Ecole ? »

Lire le programme Complet de la Journée
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bandeau huchon 2010

UNE RÉGION DE GAUCHE

UNE RÉGION SOL IDAIRE

La crise oblige : il nous faut penser de nouvelles solidarités.

Nous devons réussir l’alliance entre ceux qui peinent et ceux qui réussissent.

C’est la condition d’un vivre ensemble harmonieux.

Le lien social est une ressource rare que nous devons protéger.

LA RÉGION AGIT POUR LE LOGEMENT

• 240 000 logements créés ou réhabilités ces 6 dernières années.

• 22 000 copropriétaires aidés.

• 22 000 logements créés pour les étudiants et les jeunes travailleurs.

LA RÉGION INVESTIT POUR LA SANTÉ

• 5 millions d’euros par an pour les urgences hospitalières.

• 2,5 millions d’euros par an pour les centres d’IVG.

• 140 000 jeunes informés sur les maladies sexuellement transmissibles.

• 345 établissements (8 000 places) pour personnes en situation de handicap.

LA RÉGION ACCOMPAGNE TOUS LES ÂGES DE LA VIE

• 5 400 nouvelles places en crèches.

• Lutte contre le décrochage scolaire (4 000 élèves soutenus par an).

• 45 000 places d’accueil pour les personnes âgées.

LA RÉGION PROTÈGE LES PLUS FRAGILES

• Création de la plate-forme téléphonique « Jeunes Violence Écoute ».

• 1 800 places d’accueil pour les femmes battues ou en précarité.

• 4 500 places pour les sans-abris.

Avec Jean-Paul Huchon et toute la gauche,

une Région plus forte et plus solidaire

www.huchon2010.fr – contact@huchon2010.fr