Section PS de l'Île-Saint-Denis (93)
Section PS de l'Île-Saint-Denis (93)

«Réussir notre révolution de l’âge»

par Martine Aubry, tribune publiée dans Le Monde

En ce début de XXIe siècle, la France a franchi le seuil des 80 ans en matière d’espérance de vie totale. Ce sont des années gagnées, des années utiles pour soi-même et pour autrui, une conquête à laquelle notre modèle social, si décrié par la droite, n’est pas étranger.

En même temps,  l’allongement de la durée de la vie ne s’accompagne pas toujours d’une valorisation des individus qui vieillissent. Sur d’autres continents, vieillir est positif, symbole de sagesse et d’expérience. Mais dans la société du live et du in, les cheveux blancs, les rides, les années sont souvent ignorées, voire stigmatisées. Notre modernité, consciemment ou non, organise une véritable exclusion de l’âge et du grand âge.

Telle est l’ambivalence du vieillissement, à la fois cadeau et discrimination. C’est aussi l’un des plus grands défis à relever par la puissance publique, celui du changement des conditions d’accès des seniors à l’autonomie, au logement, à la mobilité et aux soins, aux loisirs, ainsi que de leur indispensable financement. Ces enjeux seront au cœur du débat sur l’avenir des retraites. Les socialistes seront au rendez-vous des contre-propositions.

Nous serons fermes sur nos valeurs et inventifs pour trouver des solutions qui garantissent la pérennité et l’équité du système par répartition. Nous n’acceptons pas l’appauvrissement de nos aînés, qui enferme tant d’entre eux – et d’abord d’entre elles – dans des « minimum vieillesse » de quelques centaines d’euros par mois.

Nous le ferons sans céder aux ultimatums. Le gouvernement cherche à dramatiser pour imposer ses décisions à sens unique dans l’urgence quand il faudrait, comme le demandent les organisations syndicales, prendre le temps d’une véritable négociation pour trouver les voies d’une réforme juste et viable dans la durée. A cet égard, la statistique ne saurait remplacer la politique : le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) est un élément parmi d’autres de l’évaluation financière et ne doit pas être instrumentalisé pour imposer des choix de société.

Les salariés et les retraités ne peuvent pas être les seuls sur lesquels reposent tous les efforts.  Réformer les retraites suppose d’introduire sans tarder de nouvelles ressources dans le système. Ce qui ne signifie pas de peser sans fin sur les salariés ni de diminuer les pensions.

Lire la suite de la Tribune du journal « Le Monde »

Lire : « Retraites: les priorités du PS »

Marisol Touraine, interview,  sec. nat à la santé et à la sécurité sociale  : les retraites


La culture en danger : signons la pétition!

L’art et la culture sont au coeur de la vie sociale de notre pays, de son équilibre démocratique, de son identité et de son rayonnement. Aujourd’hui, en Seine-Saint-Denis comme partout ailleurs, la culture est menacée par la remise en cause des principes et des moyens de l’intervention publique en faveur de la création artistique et de l’action culturelle.
Ces renoncements sont ceux du gouvernement, ce ne sont pas les nôtres.

Les transferts de charges non compensés, la réforme fiscale puis la réforme des collectivités territoriales organisent le calendrier de l’étranglement et de l’incapacité des collectivités à intervenir dans ce domaine essentiel à l’émancipation et au bien vivre ensemble.

Nous, citoyens, artistes, acteurs culturels, élus territoriaux, refusons la remise en cause profonde de la poli tique culturelle française aujourd’hui menacée par les réformes en cours. Nous n’acceptons pas que la mise en faillite organisée d’un système public de référence ampute à court et à moyen terme l’ensemble des territoires de la qualité de leur maillage artistique et culturel.

Ici, de Seine-Saint-Denis, nous lançons cet appel national et refusons l’abandon de 50 années de décentralisation culturelle qu’organise aujourd’hui le gouvernement sous couvert de modernisation des politiques territoriales.

Pour lire et signer l’appel c’est ici: http://www. seine-saint-denis.fr/cultureendanger.html

Sauvons notre Poste

Dans toute la France et

Sur l’île-Saint-Denis,

Samedi 3 octobre 2009,

participez à la votation

pour sauver la Poste!


Pourquoi se mobiliser ?

Le statut de La Poste

Le changement de statut de « La Poste » d’établissement public en société anonyme par actions est clairement demandé depuis un an par ses dirigeants et a été repris par le rapport Ailleret, puis par le président de la République qui veulent profiter de la mise en concurrence totale décidée par les Institutions européennes pour le 1er janvier 2011 pour imposer la réforme.

Les hésitations du gouvernement quant à la date du débat parlementaire sont significatives des larges oppositions qu’a suscitées son projet dans la société française, de la part des populations, des élus locaux, des usagers, des personnels et des organisations syndicales. C’est un encouragement à exiger le rejet du changement de statut et de la privatisation qu’il prépare. D’autant que d’autres solutions existent.

Les promoteurs de la réforme mettent en avant trois raisons complémentaires, que l’on peut ainsi résumer :

  • disposer des moyens d’affronter la libéralisation totale du marché du courrier en 2011 et respecter les règles européennes,
  • avoir les moyens de lever 2 à 3 milliards d’Euros pour financer la croissance sans solliciter les finances publiques,
  • disposer des moyens de nouer des alliances stratégiques et de pouvoir profiter des opportunités de croissance externe, afin de ne pas « sortir du groupe des grands européens » et de rester « une des postes qui structurent le marché européen ».

Aucun de ces arguments ne résiste à un examen rigoureux de la situation et des enjeux.

 Lire la suite du texte

Signer la pétition

Réunion publique sur la crise économique avec M. Sapin

Bruno Le Roux , Député de la 1ère circonscription de Seine-Saint-Denis ,

Mathieu Hanotin, Vice-Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis,

Christophe Rosé, Conseiller Municipal et Secrétaire de la Section PS de l’Île-Saint-Denis

et les socialistes de l’Île-Saint-Denis, Saint-Denis, Saint-Ouen et Epinay-sur-Seine, vous invitent à participer à un débat sur la crise économiquedans notre pays et le réponses qui peuvent être proposées :


MARDI 28 AVRIL à 20h à Saint-Ouen, salle Barbara (derrière la mairie)

En présence de Michel SAPIN,

Ancien Ministre de l’Economie et des Finances

et Secrétaire national du PS à l’Economie

Congrès de Reims du PS : Contributions

Le Conseil national du 2 juillet a lancé la préparation du congrès de Reims du Parti Socialiste , les 14, 15 et 16 novembre prochain.

Outre le calendrier définitif du congrès, le Conseil national a eu pour but d’enregistrer et de présenter les contributions générales. Elles sont au nombre de 21. A ces contributions générales s’ajoutent les nombreuses contributions thématiques.

Une page du site de la section PS de l’Île-Saint-Denis est entièrement consacré à la préparation du congrès, vous pourrez y télécharger l’ensemble de ces contributions et le calendrier du congrès :

Congrès de Reims 14, 15 et 16 novembre 2008

Bonne lecture et bon congés.

Discours de Claude Bartolone sur le « Grand Paris » du 12 juin 2008

photoBartolone
Depuis plusieurs mois, la question du « Grand Paris » fait l’objet de nombreuses études et réflexions relayées par les médias.

Compte tenu de l’importance de cet enjeu, Claude Bartolone, Président PS du Conseil général de Seine-Saint-Denis a organisé le 12 juin 2008 une séance extraordinaire du Conseil Général consacrée au débat sur « Paris Métropole » afin que les élus du département de la Seine-Saint-Denis apportent leur contribution.

Nous reproduisons son discours :

« Mes chers collègues, Mesdames et Messieurs,
Le débat sur l’avenir de l’agglomération parisienne a été relancé depuis quelques mois, notamment à l’initiative du Président de la République. C’est peu dire qu’il est marqué aujourd’hui par une extrême confusion.
D’abord placé sur le terrain institutionnel, il s’est déplacé sur celui des transports pour finir sur les questions architecturales. Quelle sera la prochaine étape ? Les annonces se multiplient. Chacun essaie de reprendre la main. Plus personne n’y comprend rien, à commencer par les Franciliens. Ce cafouillage n’est pas à la hauteur de l’enjeu.

C’est d’autant plus regrettable que le débat sur l’avenir de l’agglomération francilienne est un débat nécessaire. Nous vivons aujourd’hui une révolution sans précédent.
– Une révolution voulue – c’est celle de la ville durable, respectueuse de l’environnement et consciente du risque climatique.
– Mais aussi une révolution subie, avec le contexte de pétrole cher. Ces cinq dernières années, son prix a été multiplié par cinq. Du fait de l’augmentation de la demande dans un contexte de stagnation de l’offre, cette hausse va continuer. Cela impliquera, dans les années qui viennent, de repenser complètement notre rapport à l’espace et à la ville. Avec un baril de brut à 200 dollars demain, c’est l’ensemble de nos politiques d’aménagement et de logement qu’il faut adapter.

L’énergie devient un bien rare et cher, alors que bon nombre de nos villes et de nos
infrastructures ont été créées à une époque où l’énergie était abondante et bon marché. Le bâti francilien, qu’il date du 19e siècle ou des années 70, est mal isolé. Le mettre à niveau exigera une volonté politique et des moyens considérables.

Quant aux transports, l’objectif sera non seulement de les rendre plus propres, mais surtout de diminuer le nombre et la longueur des déplacements. C’est l’enjeu de la ville dense, où l’espace doit être optimisé et les flux rationnalisés. Tout cela, il faut bien évidemment le prévoir, le penser et le financer à l’échelle de l’agglomération parisienne.(…) »

Pour lire la suite cliquez ici.

Adoption de la nouvelle déclaration de principe

En France comme sur l’Ile-Saint-Denis la nouvelle déclaration de principe (la 2ème en 100 ans) a été adopté par les adhérents du PS à une très large majorité. Elle explique (entre autre) quelles sont les valeurs du Parti Socialiste.

Les premières lignes de la déclaration de principe:

Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d’une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de 1848, de la Commune, l’héritage de la République et de son oeuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1968, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l’homme, de l’Affaire Dreyfus à l’abolition de la peine de mort.

Pour lire la suite et télecharger la déclaration de principe.

19 mai – Point presse de Bruno Le Roux

BLR point presse
La réforme des institutions
Les débats vont débuter cette semaine à l’Assemblée Nationale. Nous avons affiché une volonté de dialogue, et nous avons participé à de multiples discussions.
Mais le gouvernement et la majorité n’ont donné aucun signe de partage dans ce dialogue, aucune avancée sur nos propositions.
A l’exemple de deux d’entres elles, que nous avons élaborée en proposition de loi : sur la réforme du mode de scrutin au Sénat et sur le pluralisme dans l’audiovisuel, qui ont été repoussées sans débat.
Aucun élément non plus sur les autres points que nous avions avancés, à propos du droit de vote des étrangers et de nouveaux droits au Parlement.
Aucun signe donc qui permettrait aux socialistes d’aller au vote, et plus encore, puisque la majorité a choisi de faire des concessions au Nouveau Centre, par le troc d’un amendement sur l’équilibre budgétaire contre un engagement sur le vote proportionnel.Nous pensons qu’il n’est pas bon de jouer avec la Constitution pour régler ses problèmes au sein de sa majorité. Sur cette question, l’on peut se demander ce que signifie cet engagement, pris entre vice et vertu, par une majorité qui est celle qui a le plus creusé les déficits au cours des dernières années. Qui peut croire à un tel engagement, même inscrit dans la Constitution ?
Nous restons pessimistes dans l’engagement du débat par la majorité sur cette révision constitutionnelle. Nous n’allons pas vers une adoption du texte par les socialistes.

Le séminaire du gouvernement
Un séminaire pour rien. Rien pour les Français en tout cas. Aucune mesure pour l’amélioration du pouvoir d’achat. Une loi leurre sur l’économie. Rien face à la flambée des cours du pétrole, rien pour l’aide au transport des Français, rien sur la TVA des produits de première nécessité, rien sur la prime pour l’emploi, ni sur les petites retraites ou la prime de rentrée scolaire. Bref, aucune bonne nouvelle pour les Français, sinon la confirmation de la rigueur.
Education
C’est par une stratégie de tension dans les propos de Xavier Darcos, et de provocation dans les propositions du président de la République, que le gouvernement répond aux enseignants et à la communauté éducative.
Mais c’est le gouvernement qui est responsable de la réduction du temps d’accueil scolaire. C’est sans négociation qu’il a décidé de réduire de 26 à 24 heures par semaine l’emploi du temps dans le primaire. Cela correspond à 72 heures, ou 12 jours (presque 3 semaines) par an, en moins pour les élèves ; au total se sera donc presque une ½ année sur les 5 ans d’école primaire.
Il y a donc un certain cynisme de la part du gouvernement de parler de service minimum de l’éducation.
Les socialistes porteront cette question au Conseil constitutionnel, car le principe de libre administration des collectivités et l’engagement de la responsabilité des communes, ne peuvent être appliqués car c’est à l’employeur d’organiser un service minimum, à l’exemple de la loi sur les transports.

Le congrès du Parti socialiste
L’élection du 1er secrétaire du Parti socialiste est un moment important. C’est la dernière étape d’un congrès. Il n’est donc pas illégitime d’en parler, mais nous devons faire attention que cette question permettent de réussir le congrès dans chacune de ses étapes.
J’appelle donc tous les militants à assurer la réussite de la première étape, celle de la Convention nationale du 14 juin qui doit adopter notre déclaration de principes et les propositions sur la révision des statuts.

Ensuite, notre temps de débat devra s’articuler autour du principe de respect :
– Respect des personnes. Le débat est libre.
– Respect des procédures et du calendrier.
– Respect des militants. Ne les privons pas de débat, car ils n’ont qu’une ambition, que le Parti parle aux Français.
– Respect des Français eux-mêmes, dans la période actuelle où nous devons nous opposer et avancer des propositions économiques et sociales notamment. Ne nous replions pas sur nous-mêmes.

Lire l’intégralité du Point presse